Marcanterra & le bois
Marcanterra conçoit, réalise et pose des ouvrages d’accueil du public en bois et mixtes métal/bois destinés à permettre l’accès du public en toute sécurité à des zones humides en espaces naturels ou le franchissement de plans d’eaux ou rivières en zones plus urbaines

Les passerelles, platelages, pontons, observatoires, chalets d’accueil et autres mobiliers sont les équipements les plus fabriqués d’une liste non exhaustive développée ci-dessous.
Marcanterra & les plantes
Marcanterra produit une large gamme de plantes de zones humides et propose une palette de solutions végétales destinées à la fixation des berges par les plantes (génie végétal), à la phytoépuration et à l’aménagement de zones humides existantes ou en création.
Actualités

100 ans de passion au service de l'environnement

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Retrouvez 1 siècle d'histoire et de passion et retraçons ensemble la formidable histoire de Marcanterra

 

 

 

 

 

Une aventure familiale

  • Henri JEANSON achète en 1923 un espace dunaire de près de 1000 ha au nord de la Baie de Somme.

Il est parisien, industriel, passionné de chasse et amoureux de la baie de Somme. Cet entrepreneur ne résiste pas à l’envie de faire du domaine une entreprise, une exploitation agricole en complément de l’activité chasse. Le domaine comprend des « bas champs », zones argileuses anciennement situées dans l’estuaire de la Somme, et quelques parcelles sableuses (adaptées pour la culture maraichère) que l’on pourrait cultiver.

                                                                                        

                                              Maurice Jeanson                                                        Michel Jeanson

 

C’est l’un de ses fils, Maurice JEANSON, « Ingénieur inventeur touche à tout » et passionné de botanique qui met en place les premières productions légumières.  Il mènera l’aventure jusqu’en 1938.

Michel JEANSON, petit-fils de Henri, reprend la gestion du Domaine du Marquenterre. Il est l’homme des grandes décisions. Il sera assisté de ses fils à partir de 1968.

  • André, Marcel, Paul et Laurent JEANSON, fils de Michel se succéderont sur le Domaine de 1968 à 2007, puis la famille décide de vendre le domaine en dehors de Paul qui reste partie prenante du site

 

Une aventure agricole

Dès les années 20, Maurice explore les ressources qu’offrent les parcelles d’argile ou de sable.  Il cultive jusqu’à 100 ha d’artichauts, puis d’endives. Il construit aussi 2000 m² de serres destinées à des productions diverses (tomates, concombres, melons, fleurs ...)

Il mène aussi de nombreuses autres expérimentations, dont la culture de bulbes à fleurs.

                                   

Michel, reprend le flambeau en 1938 et fait tourner l’entreprise pendant l’occupation allemande, il profite du ralentissement pendant l’occupation pour étudier de manière plus approfondie la culture des tulipes, jacinthes et glaïeuls.  

                                                                              

Les premières plantations de bulbes à grande échelle débutent en 1947 après plusieurs visites aux Pays Bas (Le Marquenterre dispose d’un atout de précocité par rapport à ce pays). La technique est supervisée par trois hollandais qui s’installent sur place.

                                     

Le défrichement de nouvelles parcelles sableuses entre dunes, marais et « garennes » dans le Domaine ne suffit plus. Mais ne peut-on pas voire plus grand et cultiver la plage ?

En 1953, une demande de concession d’endiguement pour la création d’un polder de 150 ha sur des terrains limitrophes situés en Baie de Somme est faite. Le dossier sera finalisé et accepté en 1958, débuteront alors à partir de 1960 et pendant 10 ans les travaux de création des digues du polder.

                                                                                                          

 

Le Domaine du Marquenterre devient le premier producteur Français de bulbes de jacinthes et le restera pendant 40 ans.

Pendant cette période, plusieurs diversifications telles que salsifis, carottes, et surtout  crosnes et griffes de muguet.

En outre, des productions sont menées sous contrats dans le Vaucluse (glaïeuls) et en Loire Atlantique (tulipes) jusqu’en 1998.

De 1958 à 1981 sera greffé à l’entreprise agricole un centre d’apprentissage horticole qui formera de nombreux collaborateurs

En 1958 : Le traité de Rome va supprimer progressivement les droits de douane entre les pays de l’Europe des six. Un gros avantage concurrentiel avec la Hollande disparaît, il ne reste que la précocité.

L’activité horticole nécessitant beaucoup de main d’œuvre, mais avec une forte saisonnalité, on affecte une partie du personnel polyvalent, pendant les saisons creuses à la construction de bateaux de 1960 à 1965 (coques en bois « moulé »). Ce sera une diversification sans lendemain mais dont il restera un bâtiment construit spécifiquement et dédié aujourd’hui à l’usinage des pièces entrant dans la fabrication de nos ouvrages bois. Cette étape fut hasardeuse… mais préparait un peu Marcanterra !

                                                                

Les bulbes à fleurs hollandais arrivent en masse en France, les autoroutes « rapprochent » les Pays-Bas.  La concurrence devient féroce !  Certains producteurs hollandais vont gagner de la précocité en allant s’installer en Bretagne.

Les ventes de bulbes chutent et de grosses questions se posent alors sur le devenir des cultures dans le polder qui vient d’être créé : les digues en sable se révèlent fragiles en cas de fortes tempêtes lors des grandes marées. Quelles sont les alternatives pour ce site ?

Les cultures des bulbes se poursuivront dans les plaines sablonneuses du domaine pour s’arrêter totalement en 2004.

Fin 1997 une pépinière de plantes vivaces située dans le village est reprise par le Domaine du Marquenterre qui la spécialise dans la production de plantes de milieux humides.

Un milieu naturel à gérer

Domaine de chasse à l’origine, la richesse du site permettait de prélever de nombreux faisans, canards, bécasses et bécassines mais surtout plus de 10 000 lapins par an qui étaient vendus aux Halles de Paris permettant ainsi de générer un revenu important. On subissait leur pression qui maintenait le milieu de la garenne « ouvert », mais qui ne permettait pas de grands chantiers de plantation de forêt.

                                                      

Or, les dunes du domaine sont désertiques et se déplacent au gré des tempêtes. Il faut donc fixer, mais pas facile avec tant de lapins.

                                                      

                                                                        

 

Grâce à des exclos dont on éliminait les rongeurs, on plante les premiers pins sur les dunes dès 1925 (il fallait fixer impérativement celles qui menaçaient d’envahir les parcelles agricoles et les serres).

 

En 1952 : Apparition de la myxomatose qui va éradiquer la population de lapins de garennes et permettre la fixation puis la plantation des dunes à grande échelle (300 ha). La méthode exige le paillage des dunes / semis de mélilot / plantation d’un million de pins sur la période 1955 et 1965.

La végétation du domaine se transforme alors très vite : les pins poussent, mais les parties basses se « ferment » (développement du taillis), la nappe phréatique superficielle descend et les marais se raréfient. On apprend alors à gérer :

Les pins se poussent et il devient nécessaire de réaliser des éclaircies régulières dans des peuplements. Que faire de ce bois ?

Pour réouvrir la garenne (en fait, remplacer les lapins !) on introduit des moutons shetland en 1956, qu’on remplacera en 1987 par une population de mouflons (plus simple à réguler car classés gibier). Les sangliers s’installent aussi, la chasse dans le domaine évolue en profondeur mais dans un site toujours exceptionnel !

                                            

L’adaptation du polder et ses aménagements vont forcer à acquérir de nouvelles compétences en gestion de milieux, notamment des zones humides, car une nouvelle aventure arrive ! 

Une aventure éco touristique

Imaginé en 1953, opérationnel sur le plan agricole en 1969, ce polder est sous la menace de rupture de digues, incompatible avec la valeur des cultures pratiquées. Michel devient de plus en plus perplexe.

Sur les conseils du chanoine MARTIN, grand ornithologue amiénois,  il se rend au Zwin en Belgique, et à Slimbridge en Angleterre qui étaient les premiers « Parcs de vision » (donc observation d’animaux en liberté) ornithologiques en Europe qui avaient été ouverts respectivement en 1953 et 1947.

Le fondateur du Zwin, le comte LIPPENS est enthousiaste et donne de précieux conseils avec l’expérience de sa réserve qui présentait plusieurs similitudes avec le site du Marquenterre.

Les visiteurs seront confinés dans leurs parcours et observatoires et les oiseaux en liberté.

L’aménagement du Parc du Marquenterre se déroulera de 1970 à 1973, date de l’ouverture.

                                                                                          

Il a fallu « renaturer » des champs où on avait pratiqué l’horticulture :

Transformer les canaux en plans d’eau avec des berges en pentes douces, poser un réseau complet hydraulique afin de gérer au cm près les niveaux d’eau, planter des kilomètres d’écrans végétaux afin de masquer le public de la vue des oiseaux.

Il a fallu également concevoir, fabriquer puis poser des constructions dans lesquelles les hommes pourraient s’approcher des oiseaux sans les faire fuir, comme cela se passe dans les huttes de chasses, sans y chasser bien sur ! Veiller à la taille des guignettes en fonction des espèces d’oiseaux à observer, leur position pour que le plus grand nombre de personnes puissent les utiliser (des enfants aux photographes), positionner correctement les postes d’observations par rapport à la lumière, au passage de l’avifaune…

 

Créer des ponts et des passerelles au-dessus des canaux et des plans d’eau, de la signalétique adaptée pour le public, du mobilier d’extérieur… tout ce qui fait l’activité de Marcanterra de nos jours et depuis 50 ans déjà !

Le financement de la création du parc est entièrement privé et le projet est mené avec le minimum de concertation avec les instances publiques.

L’initiative va à l’encontre des grands projets d’aménagement planifié de l’époque. C’est innovant et inattendu mais annonce une réponse aux nouvelles aspirations de protéger la nature.  Le Parc ornithologique du Marquenterre sera le fer de lance de la politique touristique de toute la région.

Cela n’empêchait pas, dans les années 1970, Michel JEANSON de recevoir des propositions d’urbanisation et de constructions sur le reste du domaine qu’il refusa catégoriquement.

Cela devait arriver : en novembre 1984 une tempête exceptionnelle brise sur 600m les digues de protections du parc qui doivent être réparées pour l'ouverture au printemps. c'est un traumatisme énorme et un gouffre économique que ne pourrait supporter l'entreprise privée une seconde fois.

                                                     

Alors se met en place un partenariat public/privé entre le conservatoire du Littoral (qui achète le foncier du parc en 1986), le syndicat mixte Baie de Sommegrand littoral, l'association du Marquenterre Nature et la société commerciale du domaine du Marquenterre. Cette délégation de service publique (DSP) prendra fin en 2002 (gestion reprise intégralement par le syndicat mixte).

Le parc du Marquneterre a été pionnier en France et reste une référence de "parc de vision". De nombreux collaborateurs et stagiaires ont été formés tant à l'acceuil des visiteurs qu'à la gestion de millieux on les retrouve sur de nombreux territoires du pays.

 

                                                                                                                                                                     

Les chevaux ont toujours été présents sur le domaine : ils sont une aide précieuse pour entretenir les prairies humides. Et évidemment, ils permettent aussi une belle activité touristique. Ainsi, tout en acceuillant le principal élevage de la nouvelle race HENSON (reconnue en 2003), un centre équestre amplifie la vocation touristique du domaine.

Marcanterra® un savoir faire à partager

A travers toutes ces aventures, c'est une équipe pluridisciplinaire qui se constitue, se renouvelle continuellement et profite d'un siècle d'experience des hommes et des femmes de métier.

La marque "Marcanterra® bois et plantes" est déposée en 2021 afin de pouvoir identifier directement notre entreprise par rapport à la petite région du 'Marquenterre" et aux nombreuses autres activités économiques qui en utilisent le nom.

                                                                                                                                                   

Marcanterra Bois :

L’activité bois est issue de l’opportunité de valoriser la production de la jeune forêt plantée suite à la myxomatose.

La gamme de mobiliers initialement créée pour les campings du secteur avec les rondins issus de la forêt venait compléter les ouvrages réalisés pour les besoins du parc Ornithologique.

En effet, l’activité se développe en même temps que l’explosion des besoins en aménagements des Espaces Naturels Sensibles partout en France.

Les premières passerelles et platelages importants sont réalisés en 1999. Les ouvrages fabriqués par Marcanterra deviennent de plus en plus conséquents et sont majoritairement aujourd’hui des ouvrages spécifiques sur mesure, depuis de simples mobiliers jusqu’aux ouvrages d’art, alliant bois, métal et autres matériaux.

L’activité bois se décline aujourd’hui autour de 3 pôles : Conception, fabrication et pose des ouvrages.

 

La conception :

La conception a rapidement évolué, car créer un ouvrage d’accueil du public en extérieur nécessite des compétences en calcul de structure, (solidité, raideur) avec une attention particulière sur la durabilité, tout en respectant la conception architecturale initiale.

C’est la valeur ajoutée que nous apportons au travers des plans d’exécution justifiés par les notes de calcul.

 

 

La fabrication :

Les machines modernes ont remplacé les écorceuses et fraiseuses à rondins des années 90, au sein des bâtiments de l’ancien chantier naval.

L’autoclave, installé dans les mêmes années, est toujours en place et assure le traitement à cœur les bois résineux avec la norme CTB B+.

L’atelier se décompose en une unité d’usinage et une unité de montage :

La matière première de Marcanterra sont des bois bruts issus de scierie qui sont ensuite entièrement usinés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout ce qui peut être prémontés en usine est du temps gagné sur le terrain !

La pose :

La première équipe de pose avait comme terrain de jeu le Parc du Marquenterre au sein du village.

 

 

 

 

 

 

              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les équipes de pose ont aujourd’hui gardé ces spécificités d’interventions spécialisées dans les zones humides, avec leurs cuissardes et leurs Waders. Mais les compétences se sont largement renforcées en pose de charpentes bois et Métal, d’ouvrages d’arts, Ossatures bois…

 

Marcanterra Plantes :

Avec la reprise de la pépinière de plantes aquatiques fin des années 90 et le déclin des cultures de bulbes à fleurs, les champs de Jacinthes ont été progressivement remplacés par des bassins pour accueillir les plantes aquatiques en production.

Marcanterra profite de son savoir-faire acquis dans la gestion des espaces naturels humides pour étendre sa production à tous type de solutions végétales pour l’aménagement des zones humides. Des taillis de saule sont plantés pour proposer les produits nécessaire aux chantiers de « Génie écologique », tels que les branches pour tressage, les fascines de saule, boutures, ramilles,… Une production de plus de 6 km de boudins d’hélophytes et de quasiment 7 000 m² de nattes d’hélophytes prévégétalisées permet de fournir les entreprises sur leur chantier de Génie végétal. Marcanterra devient alors le plus gros producteur Français de ces produits.

Bordés par les espaces naturels humides, Marcanterra réalise le plus gros de sa production en récoltant son propre matériel végétal (semence, bouture, rhizomes, …). Elle obtient le Label végétal Local® en 2021.

                                                                                                                                                               

La biodiversité

L’expérience acquise dans les milieux humides va permettre d’imaginer des solutions originales :

A partir de 2008 Marcanterra commence à développer une gamme de solutions en faveur de la biodiversité : radeaux végétalisés, radeaux de nidification pour sternes, plantes pour la renaturation des berges, plateformes de nidification pour cigognes, tours de nidification pour hirondelles et chiroptères, barrières de guidage pour batraciens, systèmes d’épuration des eaux usées…

                                                                                                                   

                                                                       

                     

                                               

Un sens du public

L’expérience de l’accueil de visiteurs acquise pendant des décennies avec le Parc du Marquenterre fait partie de l’ADN de Marcanterra et imprègne de nombreux ouvrages réalisés pour accueillir le public.

La cohérence de l’ensemble réside dans la destination de ces produits : les zones humides et les espaces naturels, en les rendant compatibles avec la présence humaine.

Un bel outil

En 2020, période très agitée par l’épidémie de COVID 19, Marcanterra profite de l’arrêt de nombreux chantiers pour moderniser ses installations de production végétale par la construction d'un nouveau bâtiment de 600m² et l'installation de 1000m² de serres modernes pour sa production de jeune plants.

          

 

Un esprit start-up et collaboratif

En 2009 l'entreprise est reprise par les dirigeants actuels, tous trois ingénieurs de formation et héitiers de cette longue histoire.

Ils sont entourés de spécialistes passionnés à la echerche des meilleures solutions.

Les ouvrages conçus et fabriqués par l'entreprise sont désormais très souvent mis en place dans le cadre d'aménagements urbains.

Des partenariats sont noués avec des entreprises de charpente métallique et serrurerue pour proposer des garde-corps plus léger visuellement et convenant mieux à l'environnement urbain.$

Une des plus belles Baies du monde

Aujourd'hui Marcanterra Bois et Plantes est présent partout en France et porte haut les couleurs de la Baie de Somme.

100 ans de passion au service de l'environnement

Le slogan de Marcanterra est "l'Homme, la nature, le futur". L'objectif premier de l'entreprise est de fabriquer de manière éco-responsable. Au travers de ses aménagements, l'entreprise sensibilise et implique ses clients dans la sauvegarde de l'environnement.

Marcanterra est une entreprise à taille humaine gouvernée par des valeurs environnementales et humaines fortes (Qualité, Variété). L'objectif : créer avec passion des aménagements dans des espaces naturels qui ont un impact positif sur l'habitat dans lequel ils sont placés.

48 Chemin des Garennes
BP 43 - 80120 St Quentin en Tourmont
Tél. : 03 22 25 02 71 - Fax : 03 22 25 08 79